Franc fort : Les PME appelées à l’action !

Les PME suisses face au nouveau taux de change EUR/CHF

L’abolition du taux plancher par la BNS a bouleversé la place économique suisse. La compétitivité des PME suisses est touchée de plein fouet par cette décision, surtout pour les secteurs exportateurs. La marge de manœuvre en est réduite. Mais quelles sont alors les mesures possibles à prendre pour lutter contre ce cataclysme ? Bloom apporte dans cet article quelques éléments de réponses aux entrepreneurs suisses.

Mesures d’urgence des PME pour limiter les pertes :

  • Baisser les salaires: quelques recommandations pour gérer au mieux les réactions de vos employés et pour être en accord avec la loi :
    • Une baisse des salaires génère souvent des tensions au sein de l’entreprise. Une façon de l’éviter est de justifier ce changement aux yeux des employés en s’appuyant sur des chiffres clairs et précis. Ceux-ci devraient être représentatifs des risques auxquels l’entreprise devra faire face pour favoriser la compréhension des employés. Ces derniers seront plus d’autant plus compréhensifs, s’ils se rendent compte qu’une majorité de collaborateurs et même le patron sont touchés par ce changement de conjoncture économique.
    • La CCT de la branche prévoit des conditions salariales précises. Les nouveaux salaires doivent toujours être en adéquation avec celles-ci.
    • Procédez à un congé modification: il consiste à licencier les employés (tous ou une partie) et les réengager avec de nouvelles conditions de travail. (réduction de salaire ou augmentation du temps de travail). Il permet de mettre au clair les changements dans les nouveaux contrats de travail et certifier l’accord des employés par leur signature. Cette mesure peut s’apparenter à un licenciement collectif (si le nombre de licenciés est important) et doit dans ce cas être annoncé au Service public de l’emploi. De plus, les modifications ne peuvent être applicables qu’après le délai de résiliation du contrat du travail.
  • Recourir au chômage partiel ou réduire le nombre d’heures : justifiés en période de crise, ceci aide l’employeur à mieux gérer sa baisse de production sans perdre sa main d’œuvre qualifiée.
  • Payer le salaire des frontaliers en euros: cela permet de réduire la perte due au taux de change pour l’employeur.
  • Licencier: en dernier recours, les licenciements permettent de réduire la masse salariale. Ceux-ci peuvent démotiver les employés qui travaillent dans un climat austère, de peur. Une attention particulière de la part de l’employeur ou des managers (par exemple, être à leur écoute) permet de garder les équipes motivées et efficaces.
Mesures de réflexion des PME à moyen et long terme pour faire face au franc fort
  • Geler les engagements: cette mesure permet de mettre en veille le recrutement et utiliser le budget prévu pour cela afin de compenser les pertes dans d’autres secteurs.
  • Miser sur la qualité « Swiss Made» : mettre en avant la qualité suisse peut justifier le surprix aux yeux des consommateurs. Vous pouvez alors réfléchir sur des investissements à long terme dans ce but : en acquérant de nouvelles compétences sur le marché ou de nouveaux moyens technologiques. Même si cela représente un coût dans l’immédiat, ce sera une source d’avantage concurrentiel à long terme.
Entrepreneurs suisses: agissez contre le franc fort !

Ces mesures, non exhaustives, résument les mouvements actuels dans le marché du travail suisse. Le marché de l’import-export, les salaires suisses, le taux de change promettent de grands changements. Mais l’heure est à l’action pour les chefs d’entreprise afin de surmonter cette contrainte de la façon la plus efficiente. N’hésitez pas à contacter Bloom pour vous aider à mettre en place des mesures. Nous sommes là pour vous apportez nos conseils et notre expertise en tout temps.

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